anecdotes

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dimanche 6 juillet 2008

Chez Brett's ...

Il n'est pas dans mes habitudes de parler d'autre chose que de moi. Non pas que que tout ce qui m'est extérieur est inintéressant (ça serait plutôt l'inverse) mais il m'est difficile de parler de ce que je connais peu ou mal. Celui qui dit "pourquoi parler de toi, alors ?" lira 2 fois (une fois à l'endroit et une fois à l'envers) la contribution de Ségolène au congrès du PS (français, évidemment ... ah, oui il y a aussi un PS chez nous. Le problème c'est que ses principaux représentants ont un profond penchant pour les caisses noirs ... les rouges et le noir ... mais là je m'égare, c'est une autre histoire).

Donc je veux dire deux mots de Richard et Marianne ... les Brett's. La légende dit que Richard ex-cadre à la City de Londres a rencontré Marianne et son sac à dos et qu'il l'a suivie jusque dans un petit village de Wallonie, en lisière des fagnes ... Herbiester (à côté de Jalhay , célèbre pour son chou, sa fête du chou et certainement plein d'autres choses aussi passionnante).

Ils y ont retapé une maisonnette locale (Dust , tendez l'oreille et écoutez le rire de Marianne qui par beau temps retentit jusqu'au signal de Botrange, 694m, haut sommet des fagnes et de Belgique), aménagé des chambres, ajouté une cabane sauna finlandais, et transformé le tout en maison d'hôtes. Là ils vous font partager le goût de la vie, de la peinture, de la musique et, évidemment, de la cuisine (voir page 37) originale (et végétarienne ... enfin je veux dire pas de viande). L'accueil est ... comment dire ? ... entre le british, placide, calme et la fougueuse, exhubérante et riante (ah, le rire de Marianne ...) Marianne ... et n'oublions pruneau, le chien (non spécialiste en canologie je ne saurais vous préciser la marque), sujet favori des chansons de Richard (I'm not a jealous dog)

Peut-être aurez-vous la chance de participer aux leçons de cuisine de Marianne ou d'assister à un concert de Richard ... blues, pop-rock nostalgique ...


Allez-y !

vendredi 4 juillet 2008

Chinese course ...

Je viens d'achever ma deuxième année d'apprentissage intensif de la langue chinoise. Cette année s'est achevée par un double examen comme toute année scolaire qui se respecte ... oral et écrit. Bien que n'ayant pas encore reçu mes résultats je pense avoir réussi.

Je vois dans les yeux du lecteur (c'est ça aussi le web 2.0 ... une petite applet java et hop je vous vois ... oui, oui , vous ... surpris ? ) ... Donc je vois dans tes yeux ébahis, cher lecteur, de l'admiration pour le travail accompli ... à mon âge.

Comme tout personnage qui s'investit dans une tâche aussi lourde et imposante j'ai eu besoin d'un coach et je l'ai découvert. Peu encombrant, pas cher (j'utilise la version "free"), il s'agit du site chinese course. Chaque jour je reçois un exercice consistant en une petite phrase en chinois et en anglais. Evidemment, à mon niveau, je ne comprends généralement rien ou pas grand chose même si je m'émeus en reconnaissant un ou même, par beau temps, plusieurs caractères. Heureusement, avec un petit clic, je m'élance vers le site et des explications sur la phrase me sont données à profusion. Je peux me créer une liste de mots, repasser les caractères sous forme de flashcards , idéal pour la mémorisation, ... Et je pourrais même, si je n'étais pas si radin, ouïr la douce sonorité du caractère prononcé ... magique ? non ?

Sous peu (ou un peu plus) je pourrai m'écrier 北京 (或 上海) 我 来 ... trop tard pour le JO mais tant pis. Merci, chinese course.

On me fait remarquer ;-) qu'il est possible d'étudier l'espagnol et l'allemand de la même façon.

jeudi 19 juin 2008

On ne dit pas quoi ...

on dit koï.

En consultant les statistiques du blog, quelle ne fut pas ma surprise de constater que parmi les mots clés qui, tel un sésame enchanteur (ou, plus technologiquement, un GPS de butinage orienté web 2.0), vous ouvrent les portes de ce blog, et bien celui qui vient en tête est ... (roulement de tambour) .... est ... koï ... bien avant fonds (d'écran évidemment) ou même flv et mp3 (et oui il semblerait que des apprentis téléchargeurs anonymes et indélicats trouvent ici quelques informations utiles).

Koï ? Kesako ? Vous savez cette carpe "artificielle" produite au Japon par croisement ou/et par alimentation adéquate à base de colorants (E100 à E181), et j'en passe ... Donc ce merveilleux (?) petit animal multicolore (faut avouer que la coloration résiste assez bien à l'eau) semble émouvoir moultes internautes qui déboulent toutes branchies ouvertes sur mon blog croyant peut-être trouver un adepte de l'élevage du koi (j'imagine le dialogue : "vous élevez quoi ? ... des koi ... quoi ? ... ben, des koi ... hein ? ... des koi je dis ... vous dites quoi ? ..."). Quelle déception ...

Et pourtant la (le ?) koï est symbole de réussite, chance, longévité ... Alors, merci qui ? merci koï.


PS : En citant plusieurs fois dans ce billet le mot koï je viens de renforcer la pertinence d'une recherche sur google . Je suis donc heureux d'accueillir la vague (?) de visiteurs supplémentaires et je leur souhaite la bienvenue blub blub blub (le langage et surtout la prononciation koï est assez difficile à reproduire pour nous pauvres terriens).

mardi 17 juin 2008

APN ... Assez Nul en Photo ?

je parle de moi évidemment. Donc pas plus tard que ce lundi, ma journée s'étant libérée (ah quel beau mouvement que celui de libération des journées ...) , la météo étant clémente (le premier qui parle de réchauffement climatique je lui fais bouffer le livre de Claude Allègre) ... les conditions étaient réunies pour une petite escapade. Bruxelles ? Pourquoi pas ...

Faut aussi que je vous dise qu'un musée Magritte est en voie d'aménagement et que pendant les travaux le futur bâtiment est emballé dans un superbe voile Magrittien. J'adore ces trompe l'oeil (ça s'écrit comment au pluriel ?) ...

Faut dire aussi que j'aime faire des photos et que mon appareil est un petit compact simple mais de bonne facture (à tous les niveaux ... c'est un canon ... non, pas le prix, la marque !). Et même avec un appareil simple presque tout-automatique je parviens à m'emmeler les pinceaux ou plutôt les pixels. J'ai donc mitraillé la belle façade et le résultat est bof de chez bof ... l'appareil ? Peut-être (du style c'est l'iAAF qui a déconné même après règlage de la map sur évaluative). Moi ? Certainement.

Je râle dignement mais profondément. Mais pour vous laisser entrevoir ce que vous auriez pu voir, voici une petite photo et même si vous y ajoutez un clic franc et massif vous l'aurez en taille "fond d'écran". Je suis sympa. Non ?
clic ... fond d'écran

samedi 14 juin 2008

Sur le pont des arts ...

Se balader dans Paris, humer l'air (en oubliant la pollution), fermer les yeux (en croisant les doigts ... cave canem disaient les romains ... pour d'autres raisons), les rouvrir car c'est beau Paris, traverser la seine après avoir quitté la cour carrée du Louvre, ... le pont des arts

Si, par hasard Sur l'pont des Arts Tu croises le vent, le vent fripon Prudenc', prends garde à ton jupon Si, par hasard Sur l'pont des Arts Tu croises le vent, le vent maraud Prudent, prends garde à ton chapeau (Brassens)

ponts des arts 1/7 ponts des arts 2/7 ponts des arts 3/7
ponts des arts 4/7 ponts des arts 5/7 ponts des arts 6/7
ponts des arts 7/7

mercredi 11 juin 2008

Mégalo ... oui, mais pour l'éternité

C'est discrètement que l'armée chinoise a investi la pinacothèque de Paris. Une revanche du passage parisien de la torche olympique ? Toujours est-il qu'une vingtaine de soldats (fantassins, archers et officiers) ont établi leur campement à côté de chez Fauchon (ça doit les changer du rata).

Pour être sérieux, juste le temps d'un éclair (au chocolat de chez Fauchon), c'est en 1972 que fut découverte l'armée enterrée de l'empereur Qin (249 à 210 avant notre ère). Plus de 7000 soldats en terre cuite légèrement, plus grands que nature, une armée complète, furent enterrés pour accompagner l'empereur Qin dans son dernier voyage, ses dernières conquètes. Si l'intérêt de cette découverte est inestimable, il ne faut pas manquer de s'arrêter sur la personnalité de cet empereur (dont le tombeau n'a pas encore été retrouvé). Mégalo, grandiose, despotique, tyrannique, légendaire ... au-delà de ce que Spielberg pourrait imaginer.

En quête de l'immortalité (que manque-t-il à un empereur tout-puissant ?) il fit appel à ses alchimistes maison qui lui conseillèrent la prise de petites pilules rouges de cinabre (sulfure de mercure). Hélas le mercure ce n'est pas terrible, dans le thon ou ailleurs, et notre pauvre empereur mourut à 39 ans. Il paraît que, outre son armée enterrée, il se fit réaliser un tombeau inviolable (et inviolé), pièges divers au menu. Non, Spielberg n'a rien inventé.

Tout ça pour vous dire que si vous n'avez pas l'occasion de faire le détour par Litong, passez à la pinacothèque ...

mardi 10 juin 2008

Y'a du foooooooooooooot ...

Ca y est la grand messe footballistique a démarré. Difficile d'éviter. Evidemment vous en profiterez pour remplacer votre vieux tube cathodique par un plasma HD-ready avec plein de centimètres de diagonale. De quoi inviter les copains et (de moins en moins) à faire fuir les copines ...

Donc pendant ... bonne question, ça dure longtemps ? ... nous allons vivre à l'heure des états d'âme de nos footeux. Enfin, quand je dis "nos", ce n'est pas exactement la réalité : Les nôtres (les belges) sont absents (ont-ils déjà été présents ? je m'abstiendrais de répondre car ma méconnaissance dans ce domaine est parfaitement sondable puisqu'elle est totalement nulle. Cela impliquant que le rien soit mesurable ... là, je sens que je m'écarte). Donc point de belges alors par réflexe je me tourne vers les français.

Hier c'était pas top, 0-0 contre ... une autre équipe (j'ai oublié leur marque). Mais ils avaient de bonnes raisons ... D'abord la température ... ben oui c'est en Autriche (ou en Suisse), pays parfaitement connus pour leur température (à faire fondre le chocolat). Et puis, le bruit. Les chambres d'hôtel sont bruyantes (mais que fait la police. Il suffisait de bloquer la rue). Pour finir, la circulation. Paraît qu'en suisse (ou en Autriche) ils ont des feux rouges et qu'au feu rouge les cars s'arretent. C'est fou, non ? Et donc ces messieurs arrivent au stade énervés. De là à bacler le collectif, il n'y a qu'un pas rapidement franchi.

Et les medias ? On en arrive même à oublier Sarkozy et à faire l'impasse sur la greve des fonctionnaires. On se presse, journalistes, hommes politiques, écrivains, people de tous poils, ... pour donner son avis. On aime évidemment. Ah le foot, le foot, le foot ...

Et bien moi, je n'aime pas. Excusez-moi si je fais mon grognon mais c'est comme ça. Ca m'ennuye. Encore combien de dodos ?

Et la photo ? Un brave monsieur dans le jardin des tuileries. Si vous le rencontrez observez-le ... Il est vraiment mal foutu (non, je ne parle pas du t-shirt). Son sculpteur a dû faire une erreur quelque part dans l'application du nombre d'or. Phidias, tout fout le camp.

lundi 9 juin 2008

Hokusai ... c'est vague

Ce week-end ... hop dans le TGV, direction Paris. Faut pouvoir s'arreter, souffler (sans oublier de respirer), s'extraire du quotidien aussi glorieux, emballant qu'il puisse être. Aller et (surtout) être ailleurs.

Le ailleurs en question était donc Paris (car c'est un ailleurs proche) et ses embruns. Enfin quand je dis embuns, la seine n'y est pour rien. Juste que le musée Guimet consacre une expo à Hokusai et que Hokusai sans sa vague c'est Spirou sans le marsupilami (s'il n'y en qu'un pour me comprendre je serai celui-là).

Un régal ... sauf que ... on n'est pas seul, que les oeuvres exposées ne dépassent guère le format A4 et qu'il y a du monde (réservez sur le net ... conseil d'ami) ... mais que c'est super "en vrai" ... que de détails, que de pureté dans les traits ...

Je ne peux m'empêcher de vous reproduire ce petit texte de Hokusai qui, pour vous comme pour moi, qui de temps en temps essayons de créer un truc qui tente maladroitement de transcender le quotidien, laisse une place (petite) à l'espoir ...

"Depuis l’âge de six ans, j’avais la manie de dessiner les formes des objets. Vers l’âge de cinquante, j’ai publié une infinité de dessins ; mais je suis mécontent de tout ce que j’ai produit avant l’âge de soixante-dix ans. C’est à l’âge de soixante-treize ans que j’ai compris à peu près la forme et la nature vraie des oiseaux, des poissons, des plantes, etc. Par conséquent, à l’âge de quatre-vingts ans, j’aurai fait beaucoup de progrès, j’arriverai au fond des choses ; à cent, je serai décidément parvenu à un état supérieur, indéfinissable, et à l’âge de cent dix, soit un point, soit une ligne, tout sera vivant. Je demande à ceux qui vivront autant que moi de voir si je tiens parole. Ecrit, à l’âge de soixante-quinze ans, par moi, autrefois Hokusai, aujourd’hui Gakyo Rojin, le vieillard fou de dessin. " Katsushika Hokusai, Postface aux cent vues du mont Fuji.

mardi 3 juin 2008

demain , j'enlève le haut ... déconseillé aux âmes sensibles

Billet 100% irrespectueux ...

Dans mon billet précédent ... un mauvais jeu de mot ... "demain, j'enlève le Hô". J'imagine que pour certains d'entre toi, cher lecteur, cela ne fait pas nécessairement tilt. Peut-être cherches tu le jeu de mots, l'allusion, caché dans cette phrase sibylline.

Ceux qui comme moi ont un certain âge peuvent se souvenir de cette fin du mois d'août 1981. L'air était doux. Un pâle rayon de soleil semblait annoncer tristement la rentrée prochaine. Et Myriam apparut sur les panneaux publicitaires parisiens ... un sourire ... et même plus ... prometteur. "Le 2 septembre j'enlève le haut" promettait-elle. Et après ? car il y eut un après. On vivait vraiment une époque formidable, mémorable.

Ajoutons à cela mon voyage au Vietnam où l'on n'est guère avare de l'oncle Ho, un reportage TV consacré à la chirurgie réparatrice (rebouchage de piercing, effacement de tatouages, ... rembourrage de compte en banque pour le chirurgien ... encore un coup du botox) ... mélangeons délicatement l'ensemble et, en guise de synthèse, voila le résultat (dont je ne suis évidemment pas fier).

dimanche 1 juin 2008

demain j'enlève le Ho ...

J'ai honte, c'est nul.

Hier, dans une galerie, des photos étaient exposées. Pas vraiment des photos "originales" mais des manipulations dites artistiques. Du photoshop de derrière les fagots ... Je reconnais que livrer une photo à ce logiciel apporte une délectation sado-masochiste ... Quant au résultat ? Beau ? Pas beau ? Moi je ne sais pas trancher. J'ai pris du plaisir (assez solitaire, c'est vrai) et puis que reste-t-il ? Souvent je ferme le logiciel et à la question rituelle "voulez-vous enregistrer ?" je réponds non. Quel pied ... Une oeuvre perso s'évanouissant dans le grand néant ...

Oui, je crois que l'artiste de hier aurait du répondre non comme je le fais (mais lui c'est un artiste).

Alors aujourd'hui, à la façon de cet artiste je n'ai pas répondu non et je vous livre mon oeuvre ... désolé.